Fyre Festival : un énorme feu de paille

Fyre Festival : un énorme feu de paille

Des villas privées sur une île dans les Bahamas, des billets réservés à l’élite se revendant des milliers de dollars, une flopée de mannequins qui se mélangent aux influenceurs, aux DJ et aux rappeurs de l’heure, c’est le paradis pour tout promoteur millénial souhaitant se faire un nom.

Organisé sur une période de deux semaines, le Fyre Festival s’annonçait comme l’événement musical du siècle. Le festival moussa les attentes avec sa vidéo promotionnelle, tournée à grands frais, où des mannequins de renom se partageaient l’écran dans des poses langoureuses.

L’échec :

Le Fyre Festival était le fruit de cinq années de belles paroles auprès d’investisseurs, et de l’égo démesuré de son créateur, Billy McFarland. Il avait une ambition contagieuse, mais aucune structure. Au moment où les premiers invités ont franchi le site, les installations n’étaient tout simplement pas prêtes pour les accueillir. Aux promesses de villas de luxe et de chefs cinq étoiles, on répondit avec des sandwichs pas de croûtes sur le bord d’une tente humide. Moins de 24 heures après son lancement, l’événement a été annulé. Au réveil des participants, l’équipe avait plié bagage, les laissant à leur sort dans les Bahamas. Le Fyre Festival n’aura été qu’une énorme coquille vide.

La leçon :

McFarland était aux prises depuis un certain temps avec des créanciers qui exigeaient de lui le paiement d’intérêts faramineux. L’entreprise n’avait aucune liquidité plusieurs mois avant l’événement, elle n’était donc pas en mesure de débourser un sou pour les installations. Construite avec l’égo surdimensionné de son promoteur, elle a failli dans l’élément essentiel de tout produit événementiel : son organisation. Mieux vaut investir dans le réel que de faire des promesses virtuelles…

Source image : Instagram, @rose_bertram

 

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