Phénix : aïe, Canada!

Phénix : aïe, Canada!

Le nouveau système fédéral Phénix promettait la réalisation d’économies atteignant exactement 688 223 489 $ en centralisant les opérations de paie des 300 000 fonctionnaires fédéraux basés à Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

L’objectif du projet initial était de consolider et de moderniser les systèmes des différents ministères pour faire suite à des recommandations faites par IBM et la firme de consultants PricewaterhouseCoopers

L’échec :

Deux mois seulement après son implantation, 80 000 fonctionnaires rencontrent des problèmes de paie : certains ne touchent pas de salaire, d’autres en reçoivent en trop, tandis que des milliers sont payés après des mois en retard.

Le vérificateur général révèle à la fin de décembre 2017 que 150 000 fonctionnaires ont été affectés par les ratés de Phénix et qu’il pourrait en coûter jusqu’à un milliard de dollars pour réparer le système. Pas d’économies en vue, donc…

Phénix a remplacé un système vieux de 40 ans qui était archaïque, soit, mais tout de même fonctionnel. Aujourd’hui, certains experts affirment que Phénix doit être mis au rencart et remplacé par un système qui a fait ses preuves.

La leçon :

Lorsqu’on touche à quelque chose d’aussi sensible qu’aux salaires des travailleurs responsables du bon fonctionnement d’un pays comme le Canada, on peut s’attendre à ce qu’une évaluation des risques rigoureuse soit effectuée, ce qui n’a apparemment pas été le cas ici.

Le gouvernement s’est départi de 700 spécialistes de la paie avant le lancement de Phénix, et d’autres experts ont refusé de déménager à Miramichi. Le résultat? De nouvelles personnes ont été formées de façon bâclée afin de remplir ce rôle rapidement.

Un rapport indépendant stipule que le gouvernement a sous-estimé la complexité du projet et que l’échec était prévisible.

Source image : Archives La Presse canadienne

 

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