Scion: Vivre et mourir à moitié

Scion

Scion: Vivre et mourir à moitié

Vivre et mourir à moitié

Bien que reconnue pour ses produits fiables et sécuritaires, Toyota projette une image traditionnelle qui excite peu les jeunes conducteurs. Recruter les jeunes clients dans la grande famille Toyota: tel était le rôle que devait jouer la marque Scion, lancée aux États-Unis en 2003, puis au Canada en 2010.

L’échec

Bien que Scion ait attiré l’attention à ses débuts avec ses véhicules au design audacieux et accessible, les ventes ont rapidement plafonnées. Scion est une bonne idée sur papier, mais dans les faits, elle proposait des véhicules de même catégorie que Toyota, en plus d’être installée chez ses concessionnaires. Toyota a finalement réalisé que les deux marques se chevauchaient et qu’elle pourrait tout à fait vivre avec une seule.

Ce n’est pas sans rappeler le cas Saturn, chez GM, qui souhaitait aussi attirer une clientèle plus jeune. Comme elle, Scion n’a pas réussi à créer ou conserver un territoire distinctif et pertinent par rapport à sa marque sœur.

La leçon

Développer une nouvelle marque dans l’industrie automobile est un travail colossal. Dans les catégories d’entrée de gamme, Scion compétitionnait contre les plus grandes marques de l’industrie, dont Toyota. En transférant les meilleurs potentiels de Scion sous la marque Toyota, l’entreprise fait le pari que ce parcours ne sera pas vain : l’histoire nous dira si les acquis de Scion pourront rajeunir Toyota.

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