La toile du Québec : Jadis à l’avant-garde, aujourd’hui artéfact

La toile du Québec : Jadis à l’avant-garde, aujourd’hui artéfact

Probablement passée inaperçue pour la plupart des Québécois, 2014 a vu disparaître la pionnière québécoise du web, La Toile du Québec, à l’âge vénérable de 19 ans. Cette dernière, propriété de Québécor, a été le témoin important de l’histoire et de l’évolution du Web, incluant diverses expériences et aspirations. D’ailleurs, la capitalisation boursière de son entreprise mère Netgraphe, avait dépassé les 2 milliards $ au plus fort de la bulle spéculative des technos en 1999.

L’échec :

L’idée d’un «annuaire de sites québécois» pouvait être pertinente à la fin des années 90, avant que les moteurs de recherche Google, Yahoo!, Bing se raffinent, se globalisent et deviennent des indispensables du quotidien. Le site avait certainement accumulé la poussière pendant toutes ces années – une éternité pour le Web…  Peut-être que La Toile n’a pas eu sa chance au bon moment comme l’a mentionné, Chrystian Guy, cofondateur : «La fermeture est une bonne décision d’affaires en novembre 2014, mais il y avait d’autres opportunités à explorer il y a quelques années.» Nous ne le saurons jamais, les restes de La Toile sont maintenant conservés sur toile.qc.ca.

La leçon :

Ce n’est pas sans rappeler l’équivalent américain AltaVista qui s’est éteint en 2013. Dans un environnement hyper dynamique, avec des joueurs titanesques comme Google, il n’y a pas de place pour le statut quo. Pourtant, dans toute cette globalisation, il y a une forte tendance et un besoin pour la proximité et le local.

Source image : ToileQuébec.ca

 

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